Guide juridique du web 2.0


En théorie, lorsque l’on navigue sur le web, le seul droit que l’on ait est celui qui consiste à lire les informations qui nous sont offertes. Ainsi, insérer des images ou vidéos extraites de l’Internet et les publier sur un blog privé consiste en une atteinte au droit d’auteur. Il existe certes des images et documents libres de droit, mais ceux-ci sont plus l’exception que la règle.

Aussi, si parfois je déroge à cette règle (hé oui !), c’est pour faire la promotion de certains documents ou sites web en insérant des liens et en invitant les personnes qui tomberont sur ce blog à découvrir des informations qui me semblent tout particulièrement pertinentes. J’espère de cette manière que les auteurs sauront me pardonner de les citer, car en les citant, ce sont finalement des félicitations indirectes que je leur adresse… ;-P

Une nouvelle publication fait le point sur les enjeux et les risques juridiques du web 2.0. En voici un extrait : « Les internautes, entreprises privées et organismes publics qui explorent les multiples applications du Web 2.0 sont nombreux à se questionner sur les enjeux et risques que comportent de telles applications. Sans précautions, les activités d’échange, de recherche et de diffusion d’information sur Internet peuvent comporter des écueils. En particulier, il y a des risques de se trouver dans une situation pour laquelle la loi a prévu des exigences ou des interdits. Il importe donc de savoir identifier de telles situations et de se donner les moyens de reconnaitre une situation nécessitant des précautions. » (Auteurs : Pierre Trudel et France Alban, CEFRIO)

Pour en savoir plus, je vous invite à visiter le lien suivant qui vous permettra de télécharger cette bible du bon usage juridique du web 2.0 : http://www.cefrio.qc.ca/publications/detail-dune-publication/publication/5329/45/

 

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Le podcasting ou baladodiffusion et ses apports pédagogiques


Comme l’illustre l’image ci-contre, le podcasting reprend le même principe que celui que je vous avais présenté dans mon billet sur les flux RSS à la différence près qu’il s’agit de fichiers audio et non plus de fichiers textes. De la même façon, il existe également le vidéocasting.

Un « podcast« , néologisme composé de  « broadcast » et « ipod », se lit, comme son nom l’indique, généralement sur des lecteurs portables, d’où l’appellation de « baladodiffusion » chez nos amis québécois.

En vous abonnant à un flux podcast, comme vous le faites avec un flux RSS ou ATOM, vous recevez automatiquement les nouveaux fichiers audio qui peuvent vous intéresser. Pour cela, vous avez simplement besoin d’un agrégateur de flux audio qui vous signalera les mises à jour de vos abonnements.

Les apports pédagogiques de la baladodiffusion sont indéniables comme l’indique le paragraphe suivant extrait de l’article Wikipédia sur les podcasts :

« Certains établissements d’enseignement, en particulier au Canada, ont tôt fait de voir l’intérêt de la baladodiffusion comme approche complémentaire à leur cursus. La plupart des grandes universités offrent depuis longtemps du contenu multimédia sur leurs sites internet, mais depuis peu, elles utilisent la technique des flux de syndication pour rejoindre un plus grand public. Même si plusieurs cours universitaires demeurent payants, la plupart des établissements offrent une syndication gratuite. À l’occasion du séminaire sur la baladodiffusion dans l’enseignement en janvier 2007, le ministère de l’Éducation nationale et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ont mis en évidence l’intérêt pédagogique lié à l’enregistrement et à la diffusion de cours en baladodiffusion.

En pédagogie
  • pallier l’absentéisme
  • améliorer la compréhension
  • améliorer la prise de notes, la synthèse
  • compléter les connaissances
  • multiplier les modes d’apprentissage
  • produire soi-même du contenu
  • pratiquer d’autres stratégies pédagogiques
  • choisir le moment d’apprentissage
Pour l’enseignant
  • améliorer sa prestation
  • valoriser son travail pédagogique
  • produire un support pédagogique
  • améliorer l’accompagnement des élèves
  • motiver les élèves par l’utilisation d’un outil de leur quotidien »

Si vous souhaitez en savoir plus sur la manière de réaliser un podcast, je vous invite à visionner le tutoriel suivant : http://www.youtube.com/watch?v=-hrBbczS9I0

Et alors, qu’attendez-vous pour vous y mettre ?

L’éthique de l’information : enjeux et problèmes


« Bien informés, les hommes sont des citoyens ; mal informés, ils deviennent des sujets. », disait Alfred Sauvy. Depuis toujours, les médias apparaissent comme un pilier essentiel de la démocratie en ce qu’ils permettent la libre expression d’une opinion pluraliste ainsi que l’exercice d’un contrôle démocratique sur le pouvoir des dirigeants. Depuis quelques années, de nouveaux modes d’information fondés sur les médias participatifs ont vu le jour. Personne n’est sans ignorer le rôle que les réseaux sociaux ont pu jouer fin 2011 lors du « printemps arabe ». Facebook, YouTube et Twitter ont ainsi servi de caisses de résonnance aux contestations et aux revendications des populations civiles concernées.

L’arrivée massive de ces nouveaux médias (Internet en première ligne mais aussi téléphonie mobile et autres) fait émerger de nouveaux enjeux et de nouvelles problématiques. Selon une étude de Fleishman-Hillard et Harris Interactive, l’influence de l’Internet dans le monde est aujourd’hui deux fois plus importante que celle de la télévision. Cette évolution rapide des canaux d’information a causé un vide juridique profond que les spécialistes peinent à combler, d’autant plus que la majorité des questions soulevées ne sont pas de la compétence de la loi mais relèvent plutôt de la moralité, autrement dit de l’éthique.

Face à ces mutations, plusieurs attitudes sont possibles : de la plus optimiste à la plus sceptique. La nouvelle configuration de la société de l’information soulève en effet autant d’espoirs que de craintes. Du point de vue de l’éthique de l’information, nous sommes amenés à nous poser quelques questions. Tout d’abord, en quoi les médias contribuent-ils au développement des libertés démocratiques ? Ensuite, quelles sont les dérives courantes des secteurs de l’information ? Enfin, l’instauration d’un code d’éthique ou cadre normatif destiné à réguler les pratiques des secteurs de l’information serait-il à même de solutionner les défis spécifiques de l’ère digitale et des médias participatifs ?

Nous verrons dans une première partie les différents enjeux liés à la société de l’information telle que nous la connaissons actuellement, enjeux cruciaux s’il en est puisqu’ils reposent sur la défense de valeurs morales phares telles que l’inclusion, la démocratie participative, la liberté et la transparence.

Nous parlerons dans un second temps des difficultés auxquelles se heurte l’émergence de cette société de l’information, difficultés qui relèvent tant de la fiabilité des informations que des stratégies de manipulation qui peuvent être mises en place dans certains cas, ou encore des questions de sécurité que la diffusion d’informations de manière systématique et planétaire peut mettre à mal.

Dans une troisième partie, nous nous intéresserons à l’importance de mettre en place un cadre normatif visant à réguler les pratiques liées aux secteurs de l’information et examinerons les différentes solutions envisagées pour ce faire, solutions qui reposent soit sur la contrainte, soit sur la responsabilisation, soit enfin sur l’éducation.

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La cartographie 2.0 : retour d’expérience


Au programme du cours sur le web 2.0 cette semaine, la cartographie interactive ou cartographie 2.0.

Pour commencer, un peu de vulgarisation s’impose. Trois techniques de cartographie cohabitent actuellement :

– la cartographie SIG (= systèmes d’information géographique) qui a pour but d’organiser et de présenter des données alphanumériques spatialement référencées, ainsi que de produire des plans et des cartes. Ses usages couvrent les activités géomatiques de traitement et diffusion de l’information géographique. La représentation est généralement en deux dimensions, mais un rendu 3D ou une animation présentant des variations temporelles sur un territoire sont possibles.

– la cartographie 1.0 qui est un outil d’information et de communication,

– la cartographie 2.0 qui est un outil collaboratif fondé sur les technologies du web 2.0 par exemple les wikis avec wikimapia, un atlas collaboratif mondial, ou les réseaux sociaux avec Voisineo, un réseau social géographique.

Désormais, la cartographie n’est plus un outil réservé aux spécialistes et professionnels mais elle s’appuie sur des technologies accessibles au commun des mortels. Le grand public utilise quotidiennement la cartographie 2.0 afin de produire et de visualiser des contenus géolocalisés (réseaux routiers et de transports en commun, pistes cyclables, itinéraires, tourisme, services, etc.). La technologie GPS, par exemple, s’est énormément démocratisée au cours des dernières années.

En ce qui me concerne, j’ai testé plusieurs logiciels de cartographie interactive que je souhaitais utiliser dans le cadre de projets professionnels.

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Avancées du projet « A l’école de la francophonie »


Le projet « A l’école de la francophonie » avance. Le scénario est pour ainsi dire achevé et les animations sont en cours de réalisation. L’ensemble des personnages a été vectorisé et « tronçonné » afin de pouvoir accélérer le processus d’animation et avoir, dès la fin du mois de juin, un projet abouti à mettre en ligne. Les équipes pédagogiques planchent à présent sur la réalisation du guide d’accompagnement dans lequel des pistes d’exploitation pédagogiques seront proposées ainsi que diverses activités en relation avec la progression définie en fonction du CECR (Cadre européen commun de référence). Un beau projet qui continue de motiver les équipes des 9 pays partenaires avec lesquelles j’ai toujours grand plaisir à travailler !

(Et au passage, encore un grand bravo à Toma pour ses belles illustrations et à Dimitri toutes ses bonnes idées !)

Les outils de partage du Web 2.0


Le web 2.0, c’est la génération du « web social ». Et qui dit « web social dit « médias sociaux » et donc « outils de partage ». Les médias sociaux utilisent en effet l’intelligence collective dans un esprit de collaboration en ligne. Par le biais de ces moyens de communication sociale, des individus ou des groupes d’individus qui collaborent créent ensemble du contenu Web, organisent le contenu, l’indexent, le modifient ou font des commentaires, le combinent avec des créations personnelles.

Outils de partage de documents, de signets, de flux, de bureau ou d’application, ils permettent tous de développer une approche collaborative du web. De nombreuses utilisations pédagogiques de ces outils de partage peuvent être menées. Par exemple, dans le cadre du projet « A l’école de la francophonie« , je dois coordonner le travail d’équipes pédagogiques de 9 pays partenaires et celui des équipes techniques, bailleurs de fonds, etc. Pour la réalisation pédagogique, nous utilisons principalement nos « vieilles » boites courriel, ce qui n’est pas, je le constate maintenant, l’option la plus simple (voir mon billet précédent sur les wikis)… Pour la coordination technique, nous utilisons des outils plus adaptés comme par exemple les Google Docs et un espace partagé pour le dépôt de documents et fichiers (Dropbox). Pour tout ce qui est communication, relations avec les bailleurs, nous avons également eu recours à des outils de partage de vidéos ou présentations comme Animoto ou Prezi. Les usages sont donc nombreux et plus encore dans le domaine de la gestion de projets TICE : le microblogging pour la veille pédagogique, les réseaux sociaux pour la pratique d’une langue en interaction et le dialogue interculturel, etc.

Pour tenter de classifier tous ces outils de partage, j’ai utilisé l’un d’eux et je vous propose donc de visionner mon premier Pearltrees (en cliquant sur le lien ci-avant). Les contributions sont bien entendu les bienvenues ! Ne s’agit-il pas de partager ?

Bonne navigation !

Mon expérience des réseaux sociaux


Mon expérience des réseaux sociaux a commencé il y a une dizaine d’années en Malaisie où mes amis  ne cessaient de m’envoyer des demandes d’ajouts à des listes sur des sites comme Friendster, hi5, Copains d’avant pour n’en citer que quelques exemples… Au départ, afin de ne pas décevoir les personnes qui m’avaient conviée à rejoindre leur groupe, je me suis inscrite, et de fil en aiguille, je me suis retrouvée avec cinq ou six comptes différents sur lesquels je n’allais qu’occasionnellement au point même que j’ai fini par n’y plus aller du tout et que cela n’a pas changé grand chose.

…Jusqu’au jour où Facebook a fait son apparition et qu’il a fait l’unanimité auprès de ces mêmes amis qui ont peu à peu délaissé leur système de réseautage traditionnel au profit de ce dernier. Je n’étais pas très tentée de renouveler l’expérience ratée des premiers temps et pourtant, je m’y suis inscrite pour trois raisons :

– Tout d’abord par curiosité : qu’y avait-il d’à ce point sensationnel dans ce nouvel outil pour que tout le monde s’y adonne ?

– Ensuite, j’ai eu la joie de retrouver ainsi de nombreux amis d’enfance perdus de vue (mais pas de coeur) ;

– Enfin, je me suis rendue compte que ces amis, pour la plupart, avaient tendance à délaisser complètement la messagerie traditionnelle et que pour les joindre, il me fallait passer nécessairement par le réseau social qui ne n’avait pourtant pas séduite outre mesure…

J’y suis donc restée et à ce jour, j’y fais encore une petite visite hebdomadaire histoire de prendre la température et quelques nouvelles (j’y apprends presque toujours quelque chose d’intéressant). J’y poste de temps en temps quelques nouvelles personnelles et des photos de ma famille, mais cela s’arrête là. Je ne suis pas très à l’aise avec l’idée d’avoir ma vie privée étalée sur des réseaux…

En revanche, là où j’apprends le plus sur l’usage des réseaux sociaux, c’est au niveau du centre de ressources que je gère ici à l’Université nationale du Laos. Ici, Facebook est devenu LE sport national ! Lorsque je m’absente pour une réunion à l’extérieur,…

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