Ma vision du e-learning à l’horizon 2030


En tant qu’actrice de la coopération internationale au service de l’amélioration des systèmes éducatifs des pays du Sud, mon idéal repose sur l’égalité de l’accès aux savoirs et la démocratisation des technologies. On estime en effet que d’ici 20 ans, plus de 95% de la population de la planète vivra dans les pays du Sud. Or, le grand problème de l’éducation dans ces pays est fondamentalement lié à la mauvaise formation des enseignants (tout particulièrement dans les zones rurales), et au trop grand nombre d’élèves par classe. A ce problème, les TICE et la formation à distance devraient à mon sens pouvoir apporter un début de réponse. Rappelons que les TIC ont fait leur apparition il y a une vingtaine d’années avec l’informatique personnelle, mais que leur utilisation effective s’est répandue dans l’enseignement il y a seulement une dizaine d’années. Aussi, lorsque l’on observe le chemin parcouru ces dix dernières années, il y a fort à penser qu’à l’horizon 2030, les choses auront encore passablement évolué.

Voici la manière dont je vois (et j’espère) le e-learning en 2030 :

–          Accès à l’éducation pour tous fondé sur l’Open Education (OpenED) et les Ressources Educatives Libres (REL),

–          Redéfinition du rôle de l’enseignant comme fil conducteur et guide accompagnateur dans l’acquisition des connaissances,

–          Redéfinition du rôle de l’institution éducative comme instance de validation des compétences et de certification,

–          Redéfinition du mode d’apprentissage fondé sur le plaisir d’apprendre, la simulation et le web collaboratif,

–          Redéfinition des lieux et des temps d’apprentissagegrâce aux technologies mobiles au cœur du processus d’acquisition,

–          Redéfinition du contexte d’apprentissageentre liberté-individualisation de l’apprentissage et encadrement institutionnel,

–          Anticipation efficace des contraintes et des risques liés aux nouvelles pratiques du web et aux pratiques d’apprentissage.

Pour plus de détails sur mon raisonnement, je vous invite à télécharger et à lire le document suivant : elearning_en_2030

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Master AIGEME : Dernière ligne droite !


Le 10 décembre dernier, je publiais mon premier article sur ce blog, article intitulé « Droit au but » dans lequel je faisais part de mes attentes face aux enseignements du Master AIGEME. J’y disais vouloir acquérir des compétences techniques en relation avec les dispositifs et outils de formation à distance (langages informatiques, normes et standards pédagogiques…) ainsi que quelques connaissances théoriques notamment sur les questions de droit du multimédia.

Huit mois plus tard, à quelques semaines de la fin du parcours, je dois d’ores et déjà reconnaître que mes attentes ont été globalement comblées. Je ne suis certes pas devenue en l’espace de 8 mois une technicienne confirmée des TICE ni une spécialiste du droit du multimédia, mais j’ai acquis quelques compétences en la matière et je m’estime satisfaite.

Si je dois être parfaitement honnête, j’aurais bien sûr…

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Guide juridique du web 2.0


En théorie, lorsque l’on navigue sur le web, le seul droit que l’on ait est celui qui consiste à lire les informations qui nous sont offertes. Ainsi, insérer des images ou vidéos extraites de l’Internet et les publier sur un blog privé consiste en une atteinte au droit d’auteur. Il existe certes des images et documents libres de droit, mais ceux-ci sont plus l’exception que la règle.

Aussi, si parfois je déroge à cette règle (hé oui !), c’est pour faire la promotion de certains documents ou sites web en insérant des liens et en invitant les personnes qui tomberont sur ce blog à découvrir des informations qui me semblent tout particulièrement pertinentes. J’espère de cette manière que les auteurs sauront me pardonner de les citer, car en les citant, ce sont finalement des félicitations indirectes que je leur adresse… ;-P

Une nouvelle publication fait le point sur les enjeux et les risques juridiques du web 2.0. En voici un extrait : « Les internautes, entreprises privées et organismes publics qui explorent les multiples applications du Web 2.0 sont nombreux à se questionner sur les enjeux et risques que comportent de telles applications. Sans précautions, les activités d’échange, de recherche et de diffusion d’information sur Internet peuvent comporter des écueils. En particulier, il y a des risques de se trouver dans une situation pour laquelle la loi a prévu des exigences ou des interdits. Il importe donc de savoir identifier de telles situations et de se donner les moyens de reconnaitre une situation nécessitant des précautions. » (Auteurs : Pierre Trudel et France Alban, CEFRIO)

Pour en savoir plus, je vous invite à visiter le lien suivant qui vous permettra de télécharger cette bible du bon usage juridique du web 2.0 : http://www.cefrio.qc.ca/publications/detail-dune-publication/publication/5329/45/

 

L’éthique de l’information : enjeux et problèmes


« Bien informés, les hommes sont des citoyens ; mal informés, ils deviennent des sujets. », disait Alfred Sauvy. Depuis toujours, les médias apparaissent comme un pilier essentiel de la démocratie en ce qu’ils permettent la libre expression d’une opinion pluraliste ainsi que l’exercice d’un contrôle démocratique sur le pouvoir des dirigeants. Depuis quelques années, de nouveaux modes d’information fondés sur les médias participatifs ont vu le jour. Personne n’est sans ignorer le rôle que les réseaux sociaux ont pu jouer fin 2011 lors du « printemps arabe ». Facebook, YouTube et Twitter ont ainsi servi de caisses de résonnance aux contestations et aux revendications des populations civiles concernées.

L’arrivée massive de ces nouveaux médias (Internet en première ligne mais aussi téléphonie mobile et autres) fait émerger de nouveaux enjeux et de nouvelles problématiques. Selon une étude de Fleishman-Hillard et Harris Interactive, l’influence de l’Internet dans le monde est aujourd’hui deux fois plus importante que celle de la télévision. Cette évolution rapide des canaux d’information a causé un vide juridique profond que les spécialistes peinent à combler, d’autant plus que la majorité des questions soulevées ne sont pas de la compétence de la loi mais relèvent plutôt de la moralité, autrement dit de l’éthique.

Face à ces mutations, plusieurs attitudes sont possibles : de la plus optimiste à la plus sceptique. La nouvelle configuration de la société de l’information soulève en effet autant d’espoirs que de craintes. Du point de vue de l’éthique de l’information, nous sommes amenés à nous poser quelques questions. Tout d’abord, en quoi les médias contribuent-ils au développement des libertés démocratiques ? Ensuite, quelles sont les dérives courantes des secteurs de l’information ? Enfin, l’instauration d’un code d’éthique ou cadre normatif destiné à réguler les pratiques des secteurs de l’information serait-il à même de solutionner les défis spécifiques de l’ère digitale et des médias participatifs ?

Nous verrons dans une première partie les différents enjeux liés à la société de l’information telle que nous la connaissons actuellement, enjeux cruciaux s’il en est puisqu’ils reposent sur la défense de valeurs morales phares telles que l’inclusion, la démocratie participative, la liberté et la transparence.

Nous parlerons dans un second temps des difficultés auxquelles se heurte l’émergence de cette société de l’information, difficultés qui relèvent tant de la fiabilité des informations que des stratégies de manipulation qui peuvent être mises en place dans certains cas, ou encore des questions de sécurité que la diffusion d’informations de manière systématique et planétaire peut mettre à mal.

Dans une troisième partie, nous nous intéresserons à l’importance de mettre en place un cadre normatif visant à réguler les pratiques liées aux secteurs de l’information et examinerons les différentes solutions envisagées pour ce faire, solutions qui reposent soit sur la contrainte, soit sur la responsabilisation, soit enfin sur l’éducation.

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ethique_information

Identité numérique et pratique des médias sociaux


Comment construire son identité numérique ? Une question cruciale qui est au coeur des préoccupations des auteurs des deux fascicules que je vous présente aujourd’hui :

  • le guide d’initiation à la pratique des médias sociaux
  • le guide de l’identité numérique.

Je vous invite à les découvrir dès maintenant !

Bonne lecture !

Micro-blogging : retour d’expérience


Au menu de cette nouvelle séquence : le micro-blogging, autrement dit l’échange de contenus textuels très courts via des plateformes de type Twitterdont tout le monde a (au moins) entendu parler. De mon côté, j’en avais (seulement) entendu parler et avais du mal à me lancer dans l’aventure, dans la mesure où, très honnêtement, je n’en voyais pas bien l’intérêt… J’y suis donc allée un peu à reculons.

Et pourtant, j’ai fini par ouvrir un compte Twitter (mon pseudo : EmilieVT1) et j’ai compris une chose : il s’agit là d’un outil fantastique pour faire de la veille professionnelle sur internet, dans un domaine précis dont on aura pu identifier des contributeurs phares. Bon, je relativise un peu parce que je débute en la matière : je n’ai pas encore pris toute la mesure de cet outil, mais je crois que j’en ai perçu les potentialités !

Et une dernière chose : le jour où j’ai créé mon blog et que j’y ai posté mon premier tweet qui dirigeait vers l’adresse de ce blog, j’ai reçu plus de 140 visites (une première !) ! Je pense qu’il y a donc un lien réel avec la construction de notre identité numérique et que Twitter peut être utilisé pour mettre en valeur nos compétences et notre expertise dans les domaines qui nous concernent.

Une expérience très positive en somme !

Babble Planet ! : un serious game pour apprendre l’anglais


« Babble Planet est un jeu social pour les enfants de 8 à 11 ans pour apprendre à parler anglais et interagir avec des enfants d’autres pays du monde. »

Un beau projet en perspective !

Finalement l’idée ressemble beaucoup (pour l’anglais) à notre projet intitulé « A l’école de la francophonie » (pour le français) à quelques différences près :

– il s’agit d’un jeu dont l’utilisation est individuelle et non d’un support d’enseignement à utiliser en classe ;

– il est axé sur les compétences de compréhension et d’expression orale grâce à des outils de reconnaissance vocale, à la différence de notre méthode qui ne comportera pas d’outil de ce type, l’enseignant étant en principe à même de faire ce travail ;

– l’application qui sera disponible en juin sera payante (toutefois, une version bêta privée sera prochainement accessible gratuitement à partir du site de Babbel Planet !) contrairement à « l’école de la francophonie » qui sera 100% gratuite ! J’attends actuellement la version bêta pour pouvoir la tester… Je vous en dirai des nouvelles !