Soutenance Master AIGEME


 

Bonjour !

Cette année de Master s’achève et il est encore temps de partager avec vous la présentation réalisée pour ma soutenance ! Il s’agit d’une animation en Flash réalisée à l’aide du logiciel Prezi et qui m’a parue être plus dynamique que le classique diaporama PowerPoint

Cette présentation s’organise autour d’un bureau bien encombré qui symbolise pour moi cette année de Master : 1 000 projets à mener de front, beaucoup de café et de vitamines, toujours branchée et connectée, et un fil conducteur : le projet « A l’école de la Francophonie » !

Bonne balade !

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Comment monter un projet TICE ? Retour d’expérience (Rapport de stage Master AIGEME)


De janvier à avril 2012, j’ai effectué mon stage au Centre Provincial Francophone (CPF) de Vientiane, un centre de ressources multimédia en français à disposition des enseignants et apprenants de français du Laos. Ce centre, situé sur le principal campus de l’Université Nationale du Laos (UNL), est le fruit d’une étroite collaboration entre l’UNL, l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) et l’Ambassade de France au Laos. Recrutée par le Ministère des Affaires étrangères et européennes en 2008 pour assurer la mise en place et l’animation du CPF, je suis donc, dans le cadre de mon activité professionnelle, placée au service conjoint de l’UNL et du Service de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC) de l’Ambassade de France.

Au CPF, mon travail quotidien consiste en une multitude de tâches qui touchent aussi bien à la pédagogie du FLE et du FOS (formation des enseignants, conseils pour l’autoformation) qu’à la gestion de projets de coopération éducative. Le projet « A l’école de la Francophonie » qui a fait l’objet de mon stage de Master n’est pas directement lié au CPF qui n’en est pas partenaire. Le responsable signataire en est le Lycée de Vientiane, le principal établissement public d’enseignement supérieur du Laos. Toutefois, dans la mesure où ce projet comporte des partenaires issus de nombreuses institutions (9 pays et 18 établissements partenaires dont 5 au Laos), il était plus commode que sa gestion et son suivi puissent se faire depuis le CPF qui dispose de tous les outils permettant de gérer ce type de projet à distance.

Les objectifs spécifiques de mon stage ont été définis ainsi :

–          Gérer le projet « A l’école de la Francophonie », un projet de réalisation d’une application numérique sous forme de dessin animé interactif dont la réalisation a débuté en février 2012 ;

–          Créer un site compagnon et/ou une plate-forme d’apprentissage en relation avec ce projet ;

–          Coordonner le travail des équipes pédagogiques des différents pays partenaires en vue de la réalisation de matériel complémentaire (guide pédagogique, activités…) pour diffusion via le web.

Avec l’aide de mon tuteur,  M. Philippe MALLEIN, Attaché de coopération pour le français et lui-même spécialiste du FLE et des TICE, j’ai pu apprendre à monter et gérer un projet de réalisation multimédia en appréhendant toutes les étapes du processus de production et en coordonnant l’ensemble des acteurs impliqués dans le projet. C’est sur ces aspects que portera précisément ce rapport de stage. Je n’y aborderai que les tâches exclusivement liées au projet « A l’école de la Francophonie » et écarterai de fait celles plus directement liées à mon emploi en tant que responsable du CPF. Pour autant, je ne limiterai pas ce rapport aux actions effectuées au cours des quelques mois qu’a duré mon stage, mais y inclurai une partie des tâches que j’avais pu réaliser en amont dans le cadre du projet « A l’école de la Francophonie » amorcé dès 2011, et ce afin d’apporter une analyse plus fine et précise des grandes étapes du montage d’un projet TICE.

Au-delà d’un enrichissement de mes connaissances sur la conception pédagogique, cette expérience m’a permis de comprendre dans quelle mesure et comment les théories socio-cognitivistes de l’apprentissage pouvaient être mises en pratique au travers d’outils numériques et ce grâce au développement d’une méthodologie de modélisation des connaissances et de médiatisation des contenus.

L’élaboration de ce rapport a pour principale source les différents enseignements tirés de la pratique journalière des tâches auxquelles j’étais affectée. En vue de rendre compte de manière précise et analytique des mois passés à monter le projet « A l’école de la Francophonie », j’ai choisi de présenter la démarche relative au montage d’un projet TICE à travers quatre étapes : la formulation du projet, la recherche de partenaires, la recherche de financements et la recherche de prestataires. La démarche suivra donc un plan à la fois thématique et chronologique nécessairement soumis à diverses rétroactions et autres réajustements.

Pour télécharger et lire ce rapport, cliquez sur le lien suivant : DACE1_Rapport_Stage_Emilie_Viret_2012

Retour sur la conception pédagogique du projet « A l’école de la Francophonie » (Mémoire de Master AIGEME)


C’est en novembre 2010 que l’aventure de « A l’école de la Francophonie » a démarré. Partant du constat selon lequel les méthodes de français langue étrangère (FLE) actuellement disponibles sur le marché ne sont pas réellement adaptées au jeune public laotien qui se reconnaît mal dans les décors et situations proposés, nous avons tenté de concevoir une méthode plus apte à susciter l’intérêt et la motivation des apprenants asiatiques. Nous avons pour cela imaginé un scénario d’apprentissage qui prendrait la forme d’un dessin animé interactif et qui s’inscrirait dans une approche de l’enseignement/apprentissage à la fois plus ludique et plus moderne.

Notre démarche, largement « artisanale » au sens où l’entend Nicolas Guichon dans son ouvrage sur les langues et les TICE (2006, p. 23), a été le point de départ d’une réflexion pédagogique originale qui a rassemblé pendant une année une trentaine d’experts de l’enseignement et du FLE, issus de 18 établissements répartis dans les 9 pays partenaires du projet (Laos, Cambodge, Vietnam, Inde, France, Sénégal, Canada, Brésil et Pérou). Cette réflexion a débouché sur une application multimédia destinée à l’enseignement du FLE aux enfants de 8 à 12 ans, application qui sera disponible en ligne à la fin de l’été 2012.

Le projet « A l’école de la Francophonie » étant destiné à améliorer les compétences de notre public cible, il convient de s’interroger sur l’efficacité potentielle de cette future application numérique eu égard aux différentes théories qui ont été produites sur l’apprentissage et sur les dispositifs multimédias comme outils de médiation pour l’apprentissage des langues. Bien qu’elle intervienne tardivement dans le processus de conception de l’application, cette analyse devrait néanmoins être utile et nous permettre, si besoin est, de réorienter et/ou de compléter le projet pour en corriger les failles.

En ce sens, ce travail est une contribution théorique et méthodologique à l’enseignement médiatisé du FLE aux enfants de 8 à 12 ans. Il vise à étudier la valeur ajoutée qu’un dispositif d’enseignement/apprentissage médiatisé peut apporter à un enseignement classique à partir d’un exemple, celui de l’outil mis en place dans le cadre du projet « A l’école de la Francophonie ». Il s’agira donc de porter un regard critique sur l’application qui est en cours de réalisation et d’en analyser les points forts et faibles.

Selon Muriel Grobois (2006, p. 12) « élaborer un didacticiel, aussi peu ambitieux soit-il, ne peut se réduire à de l’empirisme ou de l’intuition et suppose, entre autres, d’examiner les théories d’apprentissage sous-jacentes. ». Il convient d’admettre que c’est là notre premier point faible puisque notre approche est jusqu’ici restée largement empirique et ne repose que sur une théorie didactique implicite largement fondée sur diverses constatations effectuées sur le terrain. Pour autant, faut-il considérer qu’une démarche qui met l’accent sur le produit fini plutôt que sur la production d’hypothèses et leur vérification est nécessairement fautive ? Si nous nous plaçons en effet en tant que praticiens avant de nous présenter en tant que théoriciens, précisons néanmoins que le cadre théorique a toutefois pu faire l’objet d’une intégration et d’une intériorisation par l’ensemble des membres des équipes pédagogiques qui sont tous des spécialistes du FLE et/ou de l’enseignement aux enfants sur divers terrains.

Nous essaierons tout au long de cette étude de voir comment le scénario d’apprentissage du projet « A l’école de la Francophonie » interroge le schéma d’acquisition d’une langue étrangère par les enfants.

Dans un premier temps, la connaissance des théories linguistique et psychologique de l’apprentissage notamment du point de vue de l’acquisition des langues étrangères par les enfants nous amènera à émettre des hypothèses et recommandations pour la mise en place d’un dispositif d’enseignement/apprentissage médiatisé.

Nous verrons ensuite quelles modalités pédagogiques ont été privilégiées dans le cadre de la réalisation du scénario d’apprentissage de « A l’école de la Francophonie » et tenterons d’analyser la démarche de mise en œuvre du projet.

Enfin, nous nous interrogerons sur la façon dont le projet peut être complété et/ou réorienté afin de répondre le mieux possible aux recommandations qui ont été émises à la lumière des différents apports théoriques.

Pour télécharger et lire ce rapport, cliquez sur le lien suivant : D0CZ0_Memoire_Emilie_Viret_2012

Mais en quoi consiste donc ce Master AIGEME ?


Avant de commencer, éclaircissons un point de vocabulaire : « AIGEME » signifie « Applications Informatiques, Gestion, Education aux Médias, E-formation ». Je suis en ce qui me concerne en parcours IFD (Ingénierie de la Formation à Distance). Il existe également un parcours IEM (Ingénierie de l’Education aux Médias) qui m’aurait également bien tentée… Hélas, il fallait choisir !

AIGEME est une formation de niveau Master 2 qui est à la fois très riche (chronophage ?) et très intéressante.

Le programme d’enseignement de l’année 2011-2012 se décline de la manière suivante :

TRONC COMMUN INFORMATION ET COMMUNICATION : 1 UE OBLIGATOIRE (coeff.2)

– D9CT0 – Approches disciplinaires de la communication (coeff.2)

Dans ce cours, nous avons pu assister à plusieurs cours magistraux portant sur diverses approches de la communication. Il nous a ensuite été demandé de rédiger une dissertation sur un sujet choisi parmi trois. J’ai pour ma part choisi de traiter de l’éthique de l’information, enjeux et problèmes. Je vous invite à lire mon devoir ici.

GESTION DU CHANGEMENT : 2 UE OBLIGATOIRES (coeff.3)

– D9CG1 – Gestion des connaissances (coeff.1,5)

Dans ce cours, nous avons été conviés à lire divers dossiers portant sur le déploiement des TICE à propos desquels nous avons du réaliser des synthèses, notamment sous forme d’une carte heuristique mettant en avant les dimensions qui interviennent dans la mise en oeuvre des TIC dans l’éducation (voir ici) et d’un plan d’action pour le développement des TICE dans une structure éducative de notre choix (voir : ici). Un cours au contenu très intéressant mais…

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Une carte heuristique pour présenter ses compétences ?


Dans le cadre du Master AIGEME, il nous a été demandé de réaliser une carte de nos compétences. Cela peut être, me semble-t-il, un excellent moyen de présenter des éléments biographiques à l’aide d’un format qui diffère du traditionnel CV. 

Au cours de cette année de Master, et surtout grâce au travail effectué autour du projet « A l’école de la Francophonie », j’ai pu développer mes compétences dans le domaine de l’ingénierie de projet et de l’ingénierie pédagogique multimédia.

J’ai en effet travaillé au montage d’un projet TICE ainsi qu’à sa mise en oeuvre pédagogique et médiatique. Une expérience très riche qui, je l’espère, me permettra de pouvoir envisager de nouvelles pistes de développement personnel et professionnel pour les années à venir. Avis aux employeurs ! 😉

Master AIGEME : Dernière ligne droite !


Le 10 décembre dernier, je publiais mon premier article sur ce blog, article intitulé « Droit au but » dans lequel je faisais part de mes attentes face aux enseignements du Master AIGEME. J’y disais vouloir acquérir des compétences techniques en relation avec les dispositifs et outils de formation à distance (langages informatiques, normes et standards pédagogiques…) ainsi que quelques connaissances théoriques notamment sur les questions de droit du multimédia.

Huit mois plus tard, à quelques semaines de la fin du parcours, je dois d’ores et déjà reconnaître que mes attentes ont été globalement comblées. Je ne suis certes pas devenue en l’espace de 8 mois une technicienne confirmée des TICE ni une spécialiste du droit du multimédia, mais j’ai acquis quelques compétences en la matière et je m’estime satisfaite.

Si je dois être parfaitement honnête, j’aurais bien sûr…

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Pourquoi utiliser des cartes heuristiques ?


Plusieurs fois dans ce Master, il nous a été demandé de réaliser des cartes heuristiques généralement plus connues sous l’appellation de « mindmap« . La première fois, il s’agissait de synthétiser un dossier d’une quarantaine de pages sous la forme d’une simple carte ; la seconde fois de réaliser des cartes de nos compétences avant, pendant et après le Master (dans le but de favoriser une approche réflexive de notre apprentissage) ; et enfin (maintenant) de réfléchir à tous les avantages et inconvénients du mindmapping.

Les avantages, à mon sens, sont nombreux :

  • premièrement, réaliser une carte heuristique est assez simple et peu coûteux (donc, a priori, pourquoi hésiter ?) ;
  • ensuite, une carte heuristique est un excellent outil de prise de notes car elle permet de schématiser ses idées et d’en avoir une meilleure vue d’ensemble ;
  • c’est aussi un très bon outil d’organisation car réaliser une carte heuristique nous amène à nous poser un certain nombre de questions et d’adopter une démarche plus structurée ;
  • une carte heuristique peut aussi servir d’outil d’animation par exemple au cours d’une activité de remue-méninges collective, permettant de mettre en commun les idées d’un groupe ;
  • enfin (mais il y a sans doute d’autres pierres à ajouter à l’édifice), c’est un très bon outil de mémorisation : sa représentation schématique permet de bien comprendre et assimiler les liens entre les éléments.

Mais je vois également quelques inconvénients :

tout d’abord, je crois que la représentation mentale que l’on se fait d’une chose peut différer énormément d’une personne à une autre. Par conséquent, je trouve qu’une carte heuristique est un outil extrêmement personnel et qu’une carte qui nous…

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