Séquence 5 : Les cartes heuristiques


Plusieurs fois dans ce Master, il nous a été demandé de réaliser des cartes heuristiques généralement plus connues sous l’appellation de « mindmap« . La première fois, il s’agissait de synthétiser un dossier d’une quarantaine de pages sous la forme d’une simple carte ; la seconde fois de réaliser des cartes de nos compétences avant, pendant et après le Master (dans le but de favoriser une approche réflexive de notre apprentissage) ; et enfin (maintenant) de réfléchir à tous les avantages et inconvénients du mindmapping.

Les avantages, à mon sens, sont nombreux :

  • premièrement, réaliser une carte heuristique est assez simple et peu coûteux (donc, a priori, pourquoi hésiter ?) ;
  • ensuite, une carte heuristique est un excellent outil de prise de notes car elle permet de schématiser ses idées et d’en avoir une meilleure vue d’ensemble ;
  • c’est aussi un très bon outil d’organisation car réaliser une carte heuristique nous amène à nous poser un certain nombre de questions et d’adopter une démarche plus structurée ;
  • une carte heuristique peut aussi servir d’outil d’animation par exemple au cours d’une activité de remue-méninges collective, permettant de mettre en commun les idées d’un groupe ;
  • enfin (mais il y a sans doute d’autres pierres à ajouter à l’édifice), c’est un très bon outil de mémorisation : sa représentation schématique permet de bien comprendre et assimiler les liens entre les éléments.

Mais je vois également quelques inconvénients :

  • tout d’abord, je crois que la représentation mentale que l’on se fait d’une chose peut différer énormément d’une personne à une autre. Par conséquent, je trouve qu’une carte heuristique est un outil extrêmement personnel et qu’une carte qui nous semble claire ne le sera pas nécessairement pour une autre personne. L’usage collaboratif des cartes heuristiques peut donc poser problème en ce sens ;
  • de plus, réaliser une carte heuristique peut prendre beaucoup de temps (c’est généralement mon cas !) ;
  • enfin, je crois que l’outil correspond mieux à certaines manières de penser qu’à d’autres, et j’avoue (pour en avoir réalisé plusieurs) que l’initiative ne vient généralement pas de moi. Toutefois, j’envisage facilement d’y avoir recours dans le cas d’une formation que je mènerais et qui permettrait de schématiser le fruit d’une réflexion collective sur un sujet donné.

Quels outils choisir pour réaliser une carte heuristique ?

J’ai d’abord essayé FreeMind qui a le gros avantage d’être une application téléchargeable (et donc hors-ligne), ce qui permet de remédier à l’instabilité des connexions internet laotiennes notamment. La prise en main de cet outil est très simple et je m’en serais contentée s’il n’avait pas été question de réaliser une carte heuristique collaborative sur les avantages et inconvénients de l’outil lui-même. Pour m’y préparer, j’ai donc essayé plusieurs applications en ligne, dont Mindomo qui a emporté tous mes suffrages. L’interface est très agréable, très maniable et très souple. Je le recommande à tous ! La version gratuite offre largement assez de possibilités pour en tirer profit…

Je vous invite maintenant à voir un exemple de carte réalisée avec Mindomo et qui porte sur les principales compétences que la formation AIGEME nous permet de développer. Cliquez sur l’image pour l’agrandir !

 

 

 

 

 

Pour terminer, voici un article qui devrait vous intéresser : http://trouvetavoie.wordpress.com/2012/01/31/resumer-un-cours-ou-un-article-avec-xmind/

Bonne lecture !

7 réflexions sur “Séquence 5 : Les cartes heuristiques

  1. Pingback: Pourquoi utiliser des cartes heuristiques ? | E-portfolio

  2. Emilie, tes articles sont passionnants. Je ne savais pas que les schémas heuristiques pouvaient être réalisés par internet. J’ai découvert cette technique lors d’une initiation à la Gestion Mentale selon Antoine de la Garanderie. L’avantage de les faire à la main, c’est qu’on peut leur donner la forme que l’on veut : une fleur avec ses pétales, un arbre avec ses branches et ses ramifications, un mandala, une maison avec ses pièces et ses couloirs, etc. les colorier, les agrémenter de petits dessins qui facilitent la mémorisation…
    Bise à toi du printemps normand !

    • Salut Pascale ! Tu as raison ! Pour les artistes, le format papier est agréable et ouvert à l’imagination. En revanche, quand on est (comme moi) assez mauvais en dessin, quel bonheur de pouvoir utiliser des outils informatiques ! Bises

  3. Bonjour Emilie,

    Merci pour ce retour d’expérience et aussi pour le lien vers un article de mon blog : super-sympa😉

    « La mindmap est un outil extrêmement personnel » : oui, c’est d’ailleurs pour cela qu’il est extrêmement efficace : chacun intègre les nouvelles notions à son propre système de connaissances, et élabore son savoir personnel. C’est d’ailleurs la base de la méthode d’apprentissage profond que je préconise (et dans laquelle la pensée visuelle occupe une place importante).

    « Cela doit poser des problèmes en cas de travail collaboratif » : détrompez-vous ! C’est l’inverse. L’intérêt de la collaboration, ce n’est pas la standardisation pour tous, c’est la multiplication des compétences et de la qualité du travail par l’apport de chacun. La carte en mode collaboratir favorise les échanges, le travail sur les codes (chacun de nous a), sur les visions différentes, etc. qui peuvent s’exprimer de manière bien plus explicite par le recours aux images, au couleurs, etc.

    « Cela prend beaucoup de temps » : parce que vous manquez de pratique, tout simplement. Quand vous avez commencé à écrire, à la petite école, combien de temps vous fallait-il pour recopier une simple phrase comme « Jean mange une pomme » ? Pareil pour la mindmap ! Avec la pratique, vous réduirez rapidement le temps nécessaire, vous trouverez vos raccourcis, votre grammaire, votre syntaxe, vos abréviations… Je fais de la prise de notes en tant que journaliste, je peux vous dire que je suis nettement plus rapide et complet de cette façon qu’en linéaire…

    « Cela correspond à certaines manières de penser » : tout à fait d’accord. Le mindmapping est surtout bon pour les explorations (conception de projet, structuration de document ou d’exposé, introspection, etc.), les listes, les résumés, la recherche de la structure sous-jacente dans un texte, etc. Pour l’illustration de flux ou de relations entre les concepts j’utilise plutôt les cartes conceptuelles ; pour la durée, la ligne du temps ; pour les comparaisons entre objets, les cartes double-bulles, etc.

    Le côté graphique et non-linéaire du mindmapping peut aussi perturber certaines personnes. C’est une méthode et donc elle doit convenir à celui ou celle qui l’utilise. Sinon, cherchez autre chose !

    Bravo pour cette première exploration et amusez-vous bien avec les mindmaps : le plaisir de la création, c’est aussi une dimension importante de cette méthode😉

    Marco.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s